Séminaires 2019-2020

Séminaires 2019-2020

Programme interuniversitaire de doctorat en histoire de l’art

(Concordia University, Université de Montréal, Université du Québec à Montréal)

Horaire et thèmes abordés dans les séminaires de doctorat en 2019-2020


AUTOMNE 2019 

BLOC A : SÉMINAIRE DE MÉTHODOLOGIE

HAR 9201 : Problématiques actuelles de l’histoire de l’art 1              
Languages and historiographic and theoretical traditions

Professeur : Itay Sapir (UQÀM)
Horaire : Mercredi, de 9h30 à 12h30
Lieu : UQÀM 

NOTE : This seminar will be taught in English / Ce séminaire sera donné en anglais.

Inscription : Étudiant.e.s de l’UQAM, à votre département; les autres étudiant.e.s, via CRÉPUQ.

Description

This seminar has two principal objectives: to facilitate the integration of new students into the doctoral program, and to allow candidates to develop their research project while considering the conceptual, critical, analytical, and organizational aspects that are foundational to a dissertation. The program that we are proposing for the 2019-20 academic year falls within this double perspective. The aim of this seminar is to familiarize students with the different historiographic and theoretical traditions that are linked to the language of art historical scholarship. Montreal being at the crossroads of different intellectual and cultural traditions, we suggest studying not only francophone and anglophone traditions, but also Indigenous, Hispanic, German, and others. In an effort to avoid presenting the issues in a way that would be too restrictive and that might constrict them within a single tradition, we will consider the ways in which some art historians draw from different traditions, thus opening for each student the possibility of developing their own methodology. As students begin their PhDs, familiarization with these different intellectual traditions and their own positioning within them will be indispensable to them.

 

BLOC B : SÉMINAIRES DE RECHERCHE

HAR 7005 : Problématisation du contexte artistique           
Constructing Sacred Space / Construire l'espace sacré
Professeur : Kristine Tanton (UdeM)
Horaire : Mardi, de 9h00 à 12h00
Lieu : UdeM, Pavillon Lionel-Groulx, local C-2117

NOTE : Ce séminaire sera donné en anglais et en français. 

Inscription : Étudiant.e.s de l’Université de Montréal, à votre département; les autres étudiant.e.s, via CRÉPUQ.

Description/Descriptif

This seminar will explore the social, material, conceptual, and ritual processes related to constructions of sacred space over a broad temporal range (from the Middle Ages to present day). From medieval cathedrals and pilgrimage sites such as Jerusalem and Mecca to sacred landscape to exhibition spaces and the phenomenology of the sacred within the context of performance art. We will address the work of theorists such as Emile Durkheim, Henri Lefebvre, Michel de Certeau, Michel Foucault, J.Z. Smith, and Christopher Tilley. Some questions to explore: What are the dynamics among ritual, ritual objects, and sacred spaces? How do we reconcile prescriptive textual evidence with actual ritual performance? How can we locate the divine in the material world? What are the distinctions made between space and place and the relationship between sacred space as a physical thing or site and an area encompassing collective worship?

The seminar will be organized around six focal points:

       - Concepts and Theories

       - Nature

       - Commemoration/Memorial Culture

       - Monumentality and the Arts

       - Contested Ground

       - Fluid Types of Ritual Space

Colleagues from the program will be invited to share their work with the seminar.

Students are encouraged to develop individual projects based on specific case studies. The seminar is bilingual. The participants may express themselves freely in English or French for all presentations, class discussion, written work, and correspondence.

Version française :

Ce séminaire explorera les processus sociaux, matériels, conceptuels et rituels liés à l’idée de construction de l’espace sacré du Moyen Âge à nos jours, des cathédrales médiévales et des lieux de pèlerinage tels que Jérusalem et la Mecque au paysage sacré, en passant par les espaces d’exposition et la phénoménologie du sacré dans le contexte de la performance. Nous aborderons le travail de théoriciens tels que Émile Durkheim, Henri Lefebvre, Michel de Certeau, Michel Foucault, J.Z. Smith et Christopher Tilley. Quelques questions qui seront explorées : quelle est la dynamique entre les objets, rituels et sacrés ? Comment concilier des preuves textuelles normatives avec des performances rituelles réelles ? Comment pouvons-nous localiser le divin dans le monde matériel ? Quelles sont les distinctions entre espace et lieu et la relation avec l’espace sacré en tant que chose physique ou site et une zone encadrant le culte collectif ?

Le séminaire sera organisé autour de six points focaux :

      - Concepts et théories

      - La nature

      - Commémoration / Culture commémorative

      - La monumentalité et les arts

      - Terrain contesté

      - Fluidité des types de l’espace rituel

Les collègues du programme seront invités à partager leurs travaux au cours du séminaire.

Les étudiant. e. s sont encouragés à développer des projets individuels basés sur des études de cas spécifiques. Le séminaire est bilingue. Les participant. e. s peuvent s’exprimer librement en anglais ou en français pour toutes les présentations, discussions en classe, travaux écrits et correspondance.

 

HAR912L : Questions thématiques
Modernité, Postmodernité, Hypermodernité : l'apport de l'architecture

Professeur : Louis Martin (UQÀM)
Horaire : Jeudi, de 14h00 à 17h00
Lieu : UQÀM     

NOTE : Ce séminaire sera donné en français. 

Inscription : Étudiant.e.s de l’UQAM, à votre département; les autres étudiant.e.s, via CRÉPUQ.

Descriptif

L’hypermodernité d’une ère caractérisée par la culture numérique, la mondialisation, la crise de l’autonomie, l’hyperconsommation, le métissage des cultures et l’horizon du post-humain a-t-elle des répercussions sur la pensée artistique et architecturale d’aujourd’hui?

En tant que branche de l’art moderne, l’émergence de l’ « architecture moderne », au cours des années 1920, demeure l’emblème de l’adhésion de la culture architecturale de l’époque à la rationalité instrumentale et de son désir d’esthétiser la civilisation machiniste. Développés dans une tension entre les objectifs réformistes du mouvement moderne et la recherche d’un nouveau langage formel et ses thèmes de prédilection (espace, standardisation, industrialisation du bâtiment, transformation des villes et de la société) ont marqué plusieurs générations d’architectes au XXe siècle, avant d’être contestés, critiqués et en partie rejetés, dans le dernier quart du XXe siècle, au moment de la prise de conscience d’une nouvelle « condition postmoderne ».

Par sa critique radicale des grands récits fondateurs de sa modernité (progrès, utopie, esprit du temps), l’architecture a été projetée au cours des années 1980 à l’avant-scène des disciplines phares d’une postmodernité incertaine. À ce moment, le champ architectural fut partagé entre un retour à l’histoire et la poursuite du projet des avant-gardes historiques. Motivée par une volonté de réaffirmer son apport culturel, l’architecture s’est alors recentrée sur sa spécificité en tant que discipline du projet en lien avec son environnement et a été marquée par l’invention d’une théorie critique – nourrie de structuralisme et de poststructuralisme – conçue paradoxalement comme fondement interdisciplinaire à une autonomie disciplinaire.

Si la postmodernité architecturale a rompu symboliquement avec l’analogie machiniste de l’ « architecture moderne » en adoptant un nouveau paradigme dérivé de la linguistique structurale puis de la théorie poststructuraliste du texte, d’une part, et en valorisant une poétique réconciliatrice fondée sur l’hétérotopie et la phénoménologie, d’autre part, elle aura aussi été reconnue comme la phase esthétique du capitalisme postindustriel.

Alors que les liens que l’architecture actuelle tisse avec les autres champs seront examinés, le séminaire sera l’occasion de revoir l’héritage théorique de la modernité et de la postmodernité, et de penser la pertinence des thèmes liés à l’hypermodernité pour l’étude des arts visuels à partir d’études de cas menées par les participant.e.s.

 

HIVER 2020 

BLOC A : SÉMINAIRE DE MÉTHODOLOGIE

HAR700B: Problématiques de l’histoire de l’art 2              
Langues et traditions historiographiques et théoriques

Professeure : Ersy Contogouris (UdeM)
Horaire : Mercredi, de 9h00 à 12h0
Lieu : Université de Montréal, Pavillon Lionel-Groulx, local C-2117 

NOTE : Ce séminaire sera donné en français. 


Inscription : Étudiant.e.s de l’Université de Montréal, à votre département; les autres étudiant.e.s, via CRÉPUQ.

Descriptif

Ce séminaire a deux objectifs principaux : faciliter l’intégration des nouvelles étudiantes et des nouveaux étudiants dans le programme, et permettre aux candidat·e·s de développer leur projet de recherche en tenant compte des aspects conceptuels, critiques, analytiques et organisationnels à la base d’une thèse. Le programme que nous proposons pour ce séminaire s’inscrit dans cette double optique. Ce séminaire est indépendant du séminaire intégrateur donné à l’automne, mais peut être considéré comme son pendant.

La thématique proposée vise à familiariser les étudiant.e.s avec les différentes traditions historiographiques et théoriques liées à la langue d’étude de l’histoire de l’art. Si le séminaire donné à l’automne se penchera majoritairement sur des traditions francophones, celui-ci abordera majoritairement les traditions anglo-saxonnes. Cependant, Montréal se trouvant au carrefour de diverses traditions intellectuelles et culturelles, nous proposons nous pencher aussi sur d’autres traditions, notamment autochtones ou hispanophones. Dans un souci d’éviter de présenter les enjeux d’une façon trop restrictive qui cantonnerait les étudiant.e.s au sein d’une seule tradition, nous souhaitons considérer les façons dont certain.e.s historienn.e.s de l’art puisent dans différentes traditions, ouvrant ainsi à chacun.e la possibilité de développer sa propre méthodologie. Alors que les étudiant.e.s débutent leur doctorat, la familiarisation avec ces différentes traditions intellectuelles et leur positionnement à l’intérieur de celles-ci leur seront indispensables. 

 

BLOC B : SÉMINAIRES DE RECHERCHE

HAR913E: Genres, disciplines, styles artistiques       
La performativité en histoire de l'art : entre objet et immatérialité / Performativity in Art History : Between Object and Immateriality

Professeure : Barbara CLausen (UQÀM)
Horaire : Jeudi, de 14h00 à 17h00
Lieu : UQÀM

NOTE : Ce séminaire sera donné en français et en anglais. 

Inscription : Étudiant.e.s de l’UQÀM, à votre département; les autres étudiant.e.s, via CRÉPUQ.

Descriptif/Description

Depuis les années 1990, les pratiques performatives ainsi que conceptuelles – entre l’action direct, la trace matérielle et l’installation performative - ont connu une renaissance, ce qui soulève non seulement des questions sur la redéfinition de la performance comme un médium hybride et discursif, fondé sur le processus, mais aussi sur sa mise en scène, son itération, sa conservation et sa canonisation.

Ce séminaire permettra d’analyser et de discuter du potentiel et du caractère contingent des pratiques artistiques performatives, critiques, conceptuelles et relationnelles en art contemporain et actuel. L’objectif est de discuter des discours historiques et actuels qui nourrissent cette actualisation de la performativité en histoire de l’art, notamment de l’objectité et de la théatralité, du geste artistique et de l’indexicalité et de la mise en valeur de l’objet en art jusqu’à sa transformation immatérielle. 

L’accent central sera mis sur la signification changeante de l’immédiateté, du direct et de l’authenticité, notions présentes dans la société d’information actuelle, ainsi que sur l’écologie complexe qui définit la tension entre l’impact du geste, la perception du temps et la politique de l’espace, aussi bien dans le réel que dans le virtuel.

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Since the 1990 conceptual and performance-based practices – ranging from direct actions, indexical traces to performative installations - have enjoyed an ongoing popularity in the arts. This renaissance of the performative raises numerous questions, not only on the re-definition of performance as a hybrid, discursive and process based practice but also on the significance of its various forms of staging, iterability, conservation and canonisation.

 This seminar allows for an in depth analyses of the potential and contingent character of artistic practices that critically engage in the performative, the conceptual as well as the relational. The objective is to read and discuss a variety of past and present discourses that have and continue to nourish the rise of the performative in art history - such as: objecthood and theatricality, gesture and index, as well as the contingency and immateriality of the object. This also implies a close consideration of the changing significance of immediacy, presentness and authenticity within a rapidly advancing information society; and to investigate the complex ecologies that define the impact of a gesture, the perception of time and the politics of site specificity in the tension field of the real and virtual.

 

ARTH 801           
Somewhere between global and local

Professeure : Martha Langford (Concordia)
Horaire : Mardi, de 14h00 à 17h00 / Tuesday, 2pm to 5pm
Lieu : Concordia University, Engineering and Visual Arts building, EV 3.711

NOTE : This seminar will be taught in English. 

Inscription :Concordia students, in your department; other students, via CRÉPUQ.

Description

It is a commonplace that nationalism as a suitable companion or container for art has been under review since the relationship first developed, neither “nation” nor “art” being particularly precise, transparent, or stable, concepts and both, as rallying points, being highly susceptible to, and productive of, propaganda and economic opportunity. Any drift in global politics, economics, or technology causes ripples in cultural activity; the seismic shifts since 1989 have had their effects as artists and art historians – citizens after all – have been struggling to redefine their fields of operation.

But if national art history is headed for the junkyard, its replacement has not yet arrived. A productive uncertainty prevails. The global project is periodically announced and maintained by interim solutions of reorientation and classification that never quite pan out. Both hegemonic history and counterhistory are in trouble, as Terry Smith justly observes: “Globalization has recently reached the limits of its hegemonic ambitions yet remains powerful in many domains. The decolonized have yet to transform the world in their image” (“The State of Art History,” Art Bulletin, December 2010, 379). Almost a decade later, and we are still just getting started. Words matter, and any convenient shortcuts threaten to perpetuate prejudicial divisions. “The first thing,” said Gayatri Chakravorty Spivak, in her 2017 keynote at the AICA (Association Internationale des Critiques d’Art) Congress in Paris, “The first thing is to stop thinking non-European.” Art history’s historiographical literature is shot through with speculation and paradox, which keeps the discussion lively, if sometimes disconnected. The big thinking that should be compatible with world-making sometimes falters before the scariness of the endgame – the prospect that real change, affecting more than curriculum and curatorial units, is taking place.

This seminar addresses the ongoing intra- and interdisciplinary debates over the legitimacy and function of national art histories, in relation to three factors: globalization, disciplinary redefinition, and methodological restlessness. It will make use of an edited collection, Narratives Unfolding: National Art Histories in an Unfinished World (2017) to extract and critically analyze the contributors’ methodologies, as applied to Canada, Egypt, Iceland, India, Ireland, Israel/Palestine, Romania, Scotland, Turkey, and the United Arab Emirates, as well as the so-called art cities, including Cairo, Dubai, New York, and Vancouver. These readings and other sources are intended to help members of the seminar to position their own research.

The “unfinished world” figured in the title of Narratives Unfolding is a plural concept: it captures the microscopic unit that is the field of art history today, as well as the macrocosm, a set of supranational conditions that elevate certain events of cultural practice, while abstracting them from place and time. On this phenomenon, we will pause and reflect, for however broad our perspectives, each of us is positioned “somewhere” between local and global, between the centre (as sensed) and all points imaginable. This seminar can be useful to any emerging art historian who wants to be reflexive about their place in the field, and in the world at large.

 

 

Réalisation : Centre de services en TI et en pédagogie (CSTIP) (Université Laval)